La fistule obstétricale est une lésion grave qui peut survenir lors d’un accouchement. Elle demande des soins d’urgence et la prise en charge de cette maladie peut prendre toute une vie. Mais c’est aussi un problème social : les femmes victimes de ses séquelles peuvent être délaissées, voire marginalisées. Les femmes ainsi ostracisées lancent un cri d’alarme à la société et aux autorités pour les aider à faire face.
La fistule obstétricale est l’une des lésions les plus graves et les plus dangereuses susceptibles de survenir lors d’un accouchement. Il s’agit d’une perforation entre le vagin et la vessie et/ou le rectum, due à un travail prolongé et qui se produit en l’absence de soins obstétricaux rapides et de qualité.
Non traitée, la fistule obstétricale provoque une incontinence chronique et peut entraîner divers troubles physiques : infections fréquentes, maladie rénale, blessures douloureuses et infertilité.
Les facteurs qui contribuent à la fistule obstétricale sont notamment la pauvreté, la malnutrition, des systèmes de santé insuffisants, des pratiques traditionnelles dommageables et un manque d’accoucheurs spécialisés, un accès limité aux césariennes d’urgence, une relation inégale entre les sexes et le facteur …
Selon l’OMS, pour prévenir la fistule obstétricale, il suffit de repousser l’âge de la première grossesse, de mettre fin aux pratiques traditionnelles préjudiciables et de faciliter l’accès aux soins obstétricaux. Pour le moment, seule une opération chirurgicale peut guérir la fistule obstétricale.

Des centaines de milliers de femmes vivent avec une fistule obstétricale non traitée en Asie, en Afrique subsaharienne, dans la région des États arabes, en Amérique latine et aux Caraïbes.
Les Nations-Unies ont institué une Journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale, le 23 mai.
Pour en savoir plus : Site de la Journée Internationale (NU)

